DECLARATION DU SECRETAIRE GENERAL DU SYNAT-AEJ RELATIVE A LA PURGE AU SEIN DE L’AGENCE EMPLOI JEUNES

DECLARATION DU SECRETAIRE GENERAL DU SYNAT-AEJ RELATIVE A LA PURGE AU SEIN DE L’AGENCE EMPLOI JEUNES

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Bonjour à toutes et à tous,
Mesdames et Messieurs,
Chers camarades,
Je voudrais m’adresser à vous mais je veux surtout m’adresser aux gens qui nous suivent grâce aux Médias.
C’est la première fois que le Syndicat National des Travailleurs de l’Agence Emploi Jeunes s’exprime à une tribune officielle pour dire sa part de vérité et donner sa position sur la récente purge du personnel de l’Agence Emploi Jeunes.
Mesdames et Messieurs,
Chers camarades,
Nous avons à dessein joué la carte du mutisme pour laisser le droit et la justice s’exprimer car nous estimons que nous sommes dans un état de droit et nous partageons également la conviction que la liberté syndicale est une réalité dans notre pays.
Puisque pour rappel, l’Etat de côte d’ivoire a consenti d’énormes efforts pour obtenir la trêve sociale qui ne doit, d’ailleurs, pas être interprétée comme un bâillonnement des structures syndicales mais plutôt comme un dispositif qui devrait encourager la prise en charge des préoccupations des travailleurs visant à améliorer leur conditions de vie, et ce, dans un cadre de dialogue franc et constructif.
Mesdames et Messieurs,
L’Agence Emploi Jeunes est en proie, depuis quatre mois, à une injustice sans précédente et cela, au vu et au su de tous. En effet, la revendication légitime de la prime, consacrée comme un droit acquis en faveur du personnel nous a coûté la sanction extrême, matérialisée par le licenciement de 80 agents dans une structure qui est non seulement étatique mais qui a pour rôle principal « la lutte contre le chômage ». Une structure dans laquelle l’Etat et les partenaires au développement s’investissent pour résorber le chômage ;
Une clinique sociale qui vide ses médecins expérimentés alors que les patients gémissent à longueur de journée parce que face à des « filles et à des garçons de salle »
Nous nous indignons comme la plupart de gens qui ont été éclairés sur ce dossier honteux ! Et nous saisissons l’opportunité pour saluer le Ministère de la FP, le CNDS, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, les Guides religieux sans omettre les chefs traditionnels qui ont respectivement :
• Recommandé la réintégration et indiquer la voie en matière de sanction disciplinaire
• Recommandé la réintégration des agents et la formation des responsables administratifs et syndicaux
• Interpellé sur les graves manquements des droits de l’homme dans l’exercice dictatorial du pouvoir d’état des responsables de l’Agence
• Organisé auprès du Ministre SIDI Touré, des plaidoyers en faveur de l’apaisement de la situation et de la réintégration des agents injustement chassés de l’Agence Emploi Jeunes.
Mesdames et Messieurs,
Chers camarades,
Nous avions espéré en vain une issue favorable de toutes ces démarches en acceptant qu’on nous coupe nos forfaits de communication, qu’on nous empêche de nous soigner par la suspension de nos assurances santé et décès, en acceptant la suppression de nos salaires pendant 3 mois à la veille des fêtes de fin d’année, et enfin nous avions espéré une issue favorable en demeurant muet et souvent même complices de nos bourreaux puisque nous nous sommes livrer, maintes fois, à des exercices d’auto flagellation en reconnaissant sans fondement notre faute et notre culpabilité.
QUEL DIDISME INHUMAIN!
Et tout cela pour constater la liquidation inique des droits tournant en moyenne autour de 300.000 francs pour des travailleurs de plus de 10 ans de service taxés de faute lourde. Des délégués du personnel et responsables syndicaux renvoyés au mépris des règles administratives, des Directeurs d’Agence et Chefs de service expérimentés au service public d’emploi qui sont relevés de leurs fonctions sans la moindre explication ni information préalable. Des grands malades qui ont servi toute leur vie dans l’Agence sont remerciés sans le moindre ménagement.
Dans quel ordre juridique sommes-nous pour laisser perdurer cette forfaiture ?
Alors que nous espérions une réintégration sans condition initiée par l’Intersyndicale et le COSYFOCI, c’est plutôt des affectations « sanction » et des liquidations de modiques droits qui sont faites au mépris de toutes les recommandations.

Pendant que ce licenciement d’agent expérimentés s’effectue et que les acteurs sont mobilisés pour les médiations, nous constatons, malheureusement le recrutement d’une quarantaine de personnes pour remplacer les agents qui se meurent pour la seule faute d’avoir suivi les protestation de leur syndicat.
Au regard de toute cette analyse,
-Le SYNAT-AEJ réalise qu’aucun droit n’a été respecté par l’Administration
-Que le Ministre SIDI Touré s’érige en véritable « Roi » dans ce ministère sensible pour le gouvernement et le peuple ivoirien, et qu’il s’emploie à brimer le droit constitutionnel de l’expression syndicale dans notre état de droit.
EN CONSEQUENCE
-Nous en appelons à la solidarité intersyndicale pour barrer la route à cette forfaiture
– Nous refusons d’aller dans les Directions Régionales de Touba, Tingrela, Bouna, aux fins fonds du pays, ces directions régionales de Mr. SIDI TOURE où l’on veut bien nous faire taire. A la limite, qu’il nous conduise en conseil de discipline comme le recommande la procédure disciplinaire inscrite dans nos textes de lois.
-Nous appelons à une mobilisation de tous les camarades de l’AGENCE EMPLOI JEUNES
-Nous demandons l’arrêt de travail au sein de l’AGENCE EMPLOI JEUNES pour marquer la solidarité envers tous les camarades abusivement licenciés.
-Nous interpellons par la même nos camarades rescapés qui aujoud’hui sont restés à l’agence emploi jeunes alors que tous ont participé à la grève, vous devez être solidaire pour que vos collègues injustement chassés soient rétablis dans leurs droits,
-Nous sollicitons enfin l’aide et la compréhension du Gouvernement sur notre cas.

Mesdames et Messieurs,
Chers camarades,
Nous sommes dans un pays de droit et nous faisons confiance en notre président et au gouvernement. Nous n’accepterons jamais que l’injustice s’érige en droit de cité.
Si nos revendications étaient illégitimes, pourquoi l’Agence Emploi Jeunes bénéficierait aujourd’hui de prime ?????
NB : Alors que le personnel expérimenté est pris pour cible par la fureur de Mr. SIDI TOURE, un recrutement de quarante (40) personnes non expérimentées est actuellement annoncé.
Merci et que Chacun participe à construction de la justice en soutenant ce personnel abusivement licencié et sans moyens pour démonter les faussetés racontées à nos dignes directeurs de publication qui laissent subsister dans leurs visions la raison du bourreau. Nous sommes à ce sujet, prêts pour une réelle confrontation de vérités avec des preuves factuelles.

Je voudrais terminer par le remerciement de tous ceux qui m’ont suivi de prêt comme de loin et qui peuvent crier là où ils sont contre cette immoralité.
Merci à tous les camarades !
VIVE LA JUSTICE !
Je vous remercie

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