‎ Fracture sécuritaire à la frontière nord : Dr Rémy ATHACOU et le LCEP exigent vérité et justice après l’attaque de Difita ‎

‎ Fracture sécuritaire à la frontière nord : Dr Rémy ATHACOU et le LCEP exigent vérité et justice après l’attaque de Difita ‎

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‎ Par Éric Enoh – Journaliste senior

‎Dans la nuit du 24 au 25 août 2025, le hameau de Difita, situé dans le département de Téhini à deux kilomètres de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, a été le théâtre d’une attaque meurtrière perpétrée par des individus armés non identifiés. Le bilan est tragique : quatre villageois tués, un disparu, une femme grièvement brûlée, plusieurs cases incendiées et du bétail emporté.

‎Cette incursion, la plus grave depuis 2021 dans cette région, ravive les inquiétudes sur la porosité des frontières et la résurgence des violences transfrontalières. Les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), déployées rapidement sur les lieux, ont lancé des opérations de ratissage, sans parvenir à interpeller les assaillants.

‎Contexte géopolitique et sécuritaire

‎La zone frontalière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso est depuis plusieurs années sous tension, exposée aux infiltrations armées, à l’orpaillage clandestin et aux rivalités communautaires. Selon des sources sécuritaires, l’attaque pourrait être liée à des soupçons de soutien local aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), supplétifs civils de l’armée burkinabè engagés dans la lutte contre les groupes jihadistes.

‎Cette hypothèse, bien que non confirmée, soulève des questions sur les dynamiques transfrontalières et les risques de représailles communautaires dans une région où les stigmates du conflit sahélien s’étendent insidieusement.

‎Réaction politique : Dr Rémy ATHACOU hausse le ton

‎Face à cette tragédie, Dr Rémy ATHACOU, président du parti Le Changement Est Possible (LCEP) et candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a exprimé son indignation dans un communiqué officiel. Il condamne fermement l’attaque et appelle l’État ivoirien à « faire toute la lumière sur les circonstances du drame, identifier les auteurs et rendre justice aux victimes ».

‎Dr ATHACOU insiste sur la nécessité d’une réponse institutionnelle forte, à la hauteur des enjeux sécuritaires et humains. Il interpelle les autorités sur la protection des populations rurales, souvent laissées en marge des dispositifs de sécurité, et exhorte à une coopération renforcée avec les pays voisins pour prévenir de telles incursions.

‎Enjeux politiques et diplomatiques

‎L’attaque de Difita survient dans un contexte où la Côte d’Ivoire tente de se positionner comme un rempart contre l’expansion du terrorisme sahélien vers le golfe de Guinée. Elle met à l’épreuve la stratégie sécuritaire nationale et pose un défi diplomatique majeur : comment concilier souveraineté territoriale, coopération régionale et protection des civils dans une zone grise où les frontières sont aussi fragiles que les équilibres communautaires.

‎ Conclusion

‎Au-delà de l’émotion et de l’indignation, l’attaque de Difita appelle à une introspection politique et stratégique. Le cri de Dr Rémy ATHACOU et du LCEP résonne comme un appel à la responsabilité collective : celle de garantir la sécurité, la justice et la dignité des citoyens, même dans les confins les plus reculés de la République. À quelques semaines d’un scrutin présidentiel décisif, cette tragédie pourrait bien devenir un tournant dans le débat national sur la sécurité et la cohésion territoriale.

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