CONFERENCE DE PRESSE DU FRONT CITOYEN POUR LE RENOUVEAU (FCR) : GESTION DU POUVOIR D’ETAT ET JUSTICE SOCIAL EN COTE D’IVOIRE

CONFERENCE DE PRESSE DU FRONT CITOYEN POUR LE RENOUVEAU (FCR) : GESTION DU POUVOIR D’ETAT ET JUSTICE SOCIAL EN COTE D’IVOIRE

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Le Front Citoyen pour le Renouveau -FCR, parti politique créé en 2010, a animé une conférence de presse  de presse ce jeudi 25 août 2016 à l’hôtel Ivotel plateaux, sous le thème : «  Gestion du pouvoir d’état et justice sociale »

voici comme suite le libéré de la conférence:

CONFÉRENCE DE PRESSE DU FRONT CITOYEN POUR LE RENOUVEAU:GESTION DU POUVOIR D’ÉTAT ET JUSTICE SOCIAL EN COTE D’IVOIRE

Ivoiriennes, Ivoiriens, Très chers Concitoyens et Amis de la Côte d’Ivoire,

Les ivoiriens n’avaient jamais imaginé une guerre en Côte d’Ivoire et pourtant cela est arrivé après la tentative de coup d’état du 19 septembre 2002, muée plus tard en rébellion armée. Depuis lors, la classe politique n’a cessé de montrer son intérêt poussé pour le pouvoir et son incapacité à œuvrer p our la sauvegarde de la paix et du bien-être du peuple de Côte d’Ivoire. Les conséquences néfastes des querelles politiciennes ont depuis lors contribué à désagrège la cohésion de notre jeune république. L’échec de cette classe politique à œuvrer dans l’intérêt des populations, a créé chez ce brave peuple un sentiment de dégout de la politique.

C’est dans un tel contexte de doute et de peur, qu’un groupe de citoyens ivoiriens, restant convaincu que la politique devrait être au service de la population et du pays a créé le 20 juin 2010, le Front Citoyen pour le Renouveau en abrégé FCR afin de mettre en place un Front social et politique pour initier des actions en vue du changement et de l’avènement d’une Côte d’Ivoire nouvelle : prospère, terre de justice, de liberté et de paix.

Depuis sa création, et passée la crise post-électorale, le Front Citoyen pour le Renouveau agit pour conquérir de façon démocratique le po u voir d’Et at af in d e l’exercer dans le strict intérêt des populations de Côte d’Ivoire. Pour ce faire, le FCR n’a cessé d’agir dans la discrétion.

Aujourd’hui, au travers de cette conférence « Gestion du pouvoir d’Etat et justice sociale en Côte d’Ivoire», le Front Citoyen pour le Renouveau veut inviter le peuple de Côte d’Ivoire, dans toute sa diversité à prendre son destin en mains.

1)  GESTION DU POUVOIR D’ETAT

Les hommes politiques prennent des engagements vis-à-vis des populations mais une fois arrivés au pouvoir, ceux-ci, n’ont d’autre souci que de chercher à s’enrichir

illicitement et abusivement. Comme le dirait l’autre, ils se servent du peuple au lieu de servir le peuple. Nonobstant, les évènements tragiques qui ont précédés l’avènement des dirigeants actuels au pouvoir, la population ivoirienne avait placé un immense espoir en leur régime. Fort malheureusement, cet état d’esprit optimiste, a fait place aujourd’hui au désarroi d’une population désabusée et en souffrance continue. La coalition au pouvoir et leurs différents gouvernements, manifestement déconnectés des réalités de la vie quotidienne des populations restent évidemment indifférentes aux plaintes et autres signaux d’alerte de celles-ci. Tout ceci, nous impose en tant que citoyennes et citoyens, filles et fils de la Côte d’Ivoire d’agir maintenant afin d’empêcher la survenue d’une autre tragédie. Nous voulons sincèrement saluer les efforts déployés par les gouvernants actuels mais surtout dans un esprit de vérités constructives apporter des critiques pour améliorer cette gestion qui devrait profiter en définitive à tous les habitants de ce pays.

En côte d’Ivoire, on avait fait des promesses aux ivoiriens en 2010. Qui ne souvient pas de ce débat télévisé où beaucoup de promesses ont été faites comme

:-Le refus d’augmenter les frais d’inscription à l’université,

-La diminution du nombre de régions administratives en Côte d’Ivoire, -La diminution du nombre de ministres en Côte d’Ivoire

-La réduction du train de vie de l’Etat,

-La lutte contre la corruption et l’impunité ou contre les cumuls de fonctions, Qui ne se souvient pas de cette phrase « Trop d’impôt tue l’impôt»,

On disait ne pas comprendre que le carburant ou l’électricité soit moins chers dans des pays voisins dont la Côte d’Ivoire était le pourvoyeur.

Et beaucoup d’autres promesses comme le million d’emplois permanents.

Qu’en est-il de la réalité socio-économique aujourd’hui.

En Côte d’Ivoire, disons le franchement, le nombre de ministres en fonction est pléthorique. On en est à créer des ministères sans véritables portefeuilles, et d’autres avec des attributions qui se chevauchent, les uns ministres à la présidence et les autres au gouvernement. Plus de quarante ministres dans ce pays, tous chèrement payés et gracieusement indemnisés par le contribuable ivoirien. Et cela, rien que pour faire plaisir à des amis que l’on voudrait récompenser. Pour nous, la côte d’Ivoire

vaut infiniment mieux qu’un gâteau à partager !

Parlant du népotisme, jamais dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, celui-ci n’avait atteint une telle ampleur. Au cœur de la gestion du pouvoir politico-économique, ce sont nièces, neveux, frères, sœurs, gendres, beaux-frères et belles-sœurs, beau-fils et oncle, du Président de la République, sans oublier amis et copains, c’est choquant.

La relance économique principale promesse de campagne du régime en place

Au plan social, malgré la litanie quasi quotidienne servie aux populations relative aux taux de croissance à près de deux chiffres, rien n’a changé dans le quotidien des ivoiriens sinon la baisse du pouvoir d’achat. Cherté des denrées alimentaires, factures trop élevées, accès difficile au logement même social, aux soins de santé, système

éducatif et universitaire défaillant sont d’autres corrélats assez étranges de cette croissance économique. Si elle est avérée cette croissance, il est claire qu’elle est exclusive car elle ne profite qu’à une ultra-minorité, notamment à ceux qui sont au pouvoir et à leur entourage.

L’évasion fiscale1 et la corruption généralisée soutenue par l’impunité consacrée, ainsi que les détournements de deniers publics sapent les efforts des travailleurs et travailleuses de Côte d’Ivoire. La création de structures de lutte contre la corruption comme le Secrétariat National à la Bonne Gouvernance ou encore la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance, n’ont rien changé à une situation qui s’empire. L’exemple de la réhabilitation des universités publiques en est une preuve. Universités réhabilitées sans équipements idactiques, sans laboratoires de

Travaux Pratiques, bibliothèques sans livres avec en bonus : quarante milliards de nos précieux francs détournés sans que personnes ne puissent être inquiétés.

L’enquête promise par celui qu’on avait présenté comme un champion de la lutte contre la corruption n’a jamais rien donné.

Un autre exemple de corruption institutionnalisée est le paiement des factures des prestations relatives aux fournisseurs de l’Etat qui est assujetti aux dessous de table.

Qui ne se souvient pas de cette jeune citoyenne qui ayant tout essayé pour percevoir l’argent que l’état lui devait en tant que fournisseur, a fini par s’immoler par le feu devant la présidence de la république même. Un tel acte, loin d’être un fait divers et insolite devrait nous interpeller. Ce genre d’acte est symptomatique d’une société

La cherté de la vie avec les hausses abusives du prix de l’électricité, du gaz et de la communication de la téléphonie mobile, ainsi que la forte pression fiscale exercée sur le contribuable et les entreprises en Côte d’Ivoire n’ont d’autres objectifs que d’appauvrir davantage les populations. En dépit de la cherté du transport, l’imposition des péages sur l’autoroute du nord et du 3ème pont d’Abidjan sont d’autres moyens d’appauvrissement de la population.

Depuis l’avènement du régime des promoteurs de l’émergence , contrairement à ce qu’on affirme, le taux de chômage est en hausse. Aujourd’hui, avec les opérations bulldozers à Abidjan, ce sont des dizaines de milliers de sans logements et de chômeurs que l’on crée par le zèle d’un régime qui se préoccupe plus du paraitre que de l’être.

Concernant la question de la réconciliation nationale. La CDVR qui était chargée de réconcilier les ivoiriens a vu ses travaux achevés par un échec. Pire, au niveau judiciaire, ce sont uniquement les partisans de l’ancien régime qui sont poursuivis, jugés et incarcérés alors que tous les rapports étatiques et internationaux relèvent la responsabilité dans les crimes commis lors de la crise post-électorale de certains partisans des tenants du pouvoir. Les uns parlent « de justice des vainqueurs », les autres répondent « Depuis quand a-t-on vu une justice des vaincus ? » A tous, le

Front Citoyen pour le Renouveau répond :- Nous ne voulons ni une justice des vainqueurs, ni une justice des vaincus. Nous voulons juste la justice pour tous.

Alors que le gouvernement impose aux travailleurs de cotiser plus et de travailler plus longtemps, on octroie en retour des pensions de retraite correspondant à la moitié voir au tiers des pensions que touchaient les travailleurs retraités avant l’application de l’ordonnance qui a modifié la loi alors en vigueur.

La question de la sécurité

Malgré leur courage, nos forces de défense et de sécurité laissent à désirer. Ces dernières travaillent dans des conditions très difficiles. Ce n’est un secret pour personne la police est quasiment désarmée et la plupart des gendarmes sont sans armes. Quand ils sont armés, ce sont eux qui sont les gardiens des entreprises de certains opérateurs économiques si comme la police et la gendarmerie étaient devenues des sociétés de gardiennage. Nombreux sont les policiers qui sont sans

logement alors qu’on leur prélève des baux.

Le désarmement des ex-combattants et leur insertion laisse aussi à redire. Trop d’armes circulent illégalement dans le pays. La réalité est que le grand banditisme

(braquages, coupeurs de routes, assassinats et autres phénomènes de microbes) continuent de menacer la vie des ivoiriens.

La JUSTICE SOCIALE EN CÔ TE D’IVOIRE

 Que dire d’un pays où la cherté de la vie est continue, le pouvoir d’achat des populations en baisse alors que l’Etat déclare des excédents au niveau commercial ?

Où, la victime se retrouve nez à nez avec le voleur ou braqueur qu’elle avait la veille fait arrêté par la police ? Où la quasi-totalité de s concours et autres recrutements à la fonction publique sont payants? -Où des missions go uvernementales sont surfacturées sans que personne ne soit inquiété ? Même pas les mis en cause. Pas de prison pour les ministres qui surfacturent, pas de démission et aucun remboursement en prime ! Non c’est trop énorme !

Les marchés publics sont systématiquement passés degré à gré entre amis et proches du pouvoir. Il est clair que le tableau n’est pas reluisant. Mais loin de nous laisser abattre, ceci constitue pour nous un autre défi à relever. A nous tous d’œuvrer pour le retour d’un état de droit et de justice équitable pour riches ou pauvres, anonymes ou célèbres, femmes ou hommes, hommes au pouvoir ou de l’opposition.

3) PROPOSITIONS DU FCR POUR UNE CÔ  TE D’IVOIRE NOUVELLE

Devenir des citoyens pour transformer au mieux la Côte d’Ivoire

Plus que de simples ivoiriens, devenons des citoyens ivoiriens et agissons dans notre intérêt, celui de nos familles et de nos concitoyens. Adoptons pour le rayonnement de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui et de demain, un comportement citoyen. Œuvrons à construire une soci été citoyenne avec tous ses hommes, toutes ses femmes et toute sa jeunesse. Travaillons pour l’édification d’un pays-nation où chacun est au service de l’autre et de la république.

Le Renouveau Ivoirien

Dans la longue marche des peuples et des nations, il a souvent été donné de voir des coups d’état, des rebellions, des insurrections et des révolutions.

Pour la Côte d’Ivoire, nous proposons le Renouveau Ivoirien : un programme de société où l’individu est la pierre angulaire, la famille le socle et le travail le levier du progrès d’une nation citoyenne au service de tous. Nous agissons donc à transformer les ivoiriens en bâtisseurs et c onstructeurs qui font obstacle aux destructeurs et diviseurs de tous les horizons. Le renouveau n’est pas la négation de l’existant mais l’amélioration et la perfection de celui- ci.

Notre renouveau est un retour aux valeurs humaines et un recours à l’éthique et à la morale dans la gestion de l’Etat. C’est la culture du travail bien fait, les compétences à l’épreuve et lemérite récompensé.

Lois justes : socle d’une justice équitable

Il faut travailler à doter le pays de lois justes qui conditionnent et accompagnent son essor et son succès. Toutes les lois prises pour réguler et faciliter la vie en société, doivent non seulement être impersonnelles et impartiales, mais aussi tenir compte du contexte sociologique et culturel des citoyens.

Bannir la violence pour instaurer un dialogue permanent inter-ivoirien

Afin de permettre une expression libre, démocratique et efficiente au service de la nation, tous les acteurs politiques doivent impérativement proscrire l’usage de la force et de la violence physique dans la conquête et l’exercice du pouvoir public.Nous prônons à cet effet, un dialogue inter ivoirien, franc, fraternel, constructif et permanent, comme seul exercice animant les compétitions sociales et politiques pour faire prévaloir la force des arguments et de la preuve.

Une répartition équitable du gain du travail

Le travail pour acquérir réellement l’indépendanceet la liberté. Les faits démontrent que la grande majorité de ceux qui travaillent sont pauvres. La raison est que la richesse générée par le fruit de leur travail n’estpas repartie de façon équitable entre les travailleurs. Seule une répartition juste et équitable du gain du travail peut créer de la richesse et procurer le bonheur à l’ensemble des populations.

Compétence et intégrité gage de la bonne gouvernance

En dépit des efforts consentis dans la gestion des états, la paupérisation des populations est croissante et la bonne gouvernance reste un leurre. Le gage de la bonne gouvernance réside dans les critères cumulatifs de la compétence et de l’intégrité morale des personnes en charge des affaires. Nous nous éverturons par l’exemple à promouvoir de façon permanente ce mode de gestion.

S’engager résolument à résoudre les problèmes

L’on a coutume d’entendre : « en politique, on ne résout pas les problèmes, on les déplace.» Quelle piètre manière de comprendre la responsabilité politique ! Nous bannissons cette façon de faire et nous nous engageons résolument à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés nos concitoyens.

Conclusion

La tension sociale, économique et politique est de plus en plus vive en Côte d’Ivoire. Si, nous ne changeons pas notre façon de faire. Si nous continuons à être des spectateurs passifs de notre propre vie et si nous cédons au désespoir alors tout peut nous arriver et à tout moment. Chacun de nous à une part de responsabilité dans le drame que ce pays a vécu et qu’il pourrait revivre si l’on n’y prend garde. Et Albert Einstein dit à propos : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire ». Le Front Citoyen pour le Renouveau garde espoir en notre pays qui est bien le pays de l’espérance. Mais cette espérance, ne doit pas être stérile ou crédule. Il faut travailler à construire le citoyen ivoirien modèle engagé à édifier un pays-nation développé, havre de paix, de fraternité, terre de justice et d’équité.

Ivoiriens et ivoiriennes, le Front Citoyen pour le Renouveau ira bientôt à votre rencontre pour vous parler de son programme de Renouveau. Pour surtout vous écouter et prendre en compte vos propositions pour construire ensemble la Côte d’Ivoire nouvelle, celle qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un pays prospère et en paix.

Agir maintenant pour construire la Côte d’Ivoire nouvelle par devoir de mémoire à nos aïeuls, pour les générations présentes et futures telle; est la mission que s’est assignée le Front Citoyen pour le Renouveau.

Merci de votre aimable attention.

Pour le Front Citoyen pour le Renouveau

Dr Kanabein Oumar YEO

 

 

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