De Sarkozy, l'ami de Bush, le criminel de guerre au dictateur Zine el-Abidine Ben Ali accusé par Amnesty International de pratiquer la torture dans son pays, il n'y avait qu'un pas que l'ex porte-parole adjoint de Sarkozy, Pierre-Jérôme Hénin a allégrement franchi. Hénin n'est autre que celui qui occupa de 2007 à 2009 la fonction de porte-parole adjoint du président français Nicolas Sarkozy et son conseiller de presse pour les questions internationales avant d'etre chargé de la Direction de la communication et de la presse pour la campagne des dernière élections européennes de son parti l’UMP. Avec Ben Ali, c'est presque la famille retrouvée.

Reporters sans frontières craint pour l’indépendance du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), suite à sa prise de contrôle, le 15 août 2009, par des professionnels des médias proches du régime.
Reporters sans frontières condamne la campagne de dénigrement lancée par les autorités tunisiennes, par l’intermédiaire des médias gouvernementaux ou proches du régime, contre Al-Jazeera en Tunisie. La chaîne satellitaire qatarie est en effet accusée, par les autorités, de servir de porte-voix à l’opposition au président Ben Ali. En cause notamment, la couverture, par la chaîne, du congrès du droit au retour des exilés tunisiens, organisé à Genève les 20 et 21 juin dernier. Au cours de cette manifestation, les participants ont appelé le président tunisien à autoriser le retour au pays d’opposants politiques en exil, malgré les peines de prison pour “délits d’opnion“ qui pèsent sur eux.
François Fillon a entamé jeudi une visite de travail en Tunisie avec la signature d'accords de coopération dont certains dans le but de décrocher à plus ou moins long terme de nouvelles parts d'une économie prospère, en évitant soigneusement la question des droits de l'Homme. Le Premier ministre français et son homologue tunisien Mohamed Ghannouchi se sont réjouis de "l'exemplarité" de la relation entre les deux pays. Fillon a a évoqué une "coopération gagnant-gagnant" en réponse à M. Ghannouchi qui célébrait une "concordance" totale "de vues et d'analyses".
Un ancien diplomate tunisien a été condamné lundi en son absence à huit ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Bas-Rhin pour des actes de torture infligés en 1996 dans son pays à une ressortissante tunisienne.









