200.000 euros des lobbys audiovisuels pour Lefevbre?

Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefevbre a touché de l’argent des lobbys audiovisuels, Frédéric Lefebvre a touché près de 200.000 euros de dividendes de la société PIC Conseil qu’il avait fondée en 2002. L’ancien député assure que PIC n’a plus d’activité de lobby, mais elle reste co-propriétaire à 50 % d’une société de lobbying qui compte, étonnant hasard, Bouygues parmi ses plus gros clients! On comprend mieux pourquoi TF1 comme Lefevbre se sont acharnés à créer Hadopi I puis Hadopi II contre le piratage, TF1 vendant beaucoup de films vidéos !

Si Lefevbre assure que PIC Conseil n’a plus d’activité de lobbying, la société détient pour moitié le cabinet Domaines Publics, qui propose à ses clients d’élaborer “les stratégies de lobbying adaptées à vos enjeux“, en particulier auprès des pouvoirs publics. Or parmi les clients de Domaines Publics figure Bouygues, la maison-mère de TF1, connue pour son attachement vicéral à la loi Hadopi et à la chasse aux pirates. Un sujet étonnamment cher à Frédéric Lefebvre.

Le porte-parole de l’UMP avait gardé 51 % du capital de la société de lobbying en “nue propriété”, jusqu’au 30 juin 2007. C’est-à-dire qu’il ne pouvait pas toucher les dividendes versés pendant cette période. Mais rien ne l’empêchait ensuite de toucher ce qui était mis en réserve…

De plus, comme le note judicieusement L’Express, Frédéric Lefebvre est encore président d’honneur du “Club parlementaire sur l’Avenir de l’Audiovisuel et des Médias, et il était particulièrement actif sur la réforme de France Télévisions” lorsqu’il était encore député.

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