Le gouvernement menteur

Moins on convainc, plus il faut répéter. De toute manière le but n'est pas d'y croire mais de faire digérer. Hier, les déclarations de membres du gouvernement se sont succédé pour tenter de nier l’évident lancement déguisé de la privatisation de La Poste. Le ministre de l’Industrie Christian Estrosi, pas à un mensonge pres, a osé affirmer sur France Info que le changement de statut était une "obligation" découlant de la directive européenne de 1997 : une contre-vérité puisque l’Europe a libéralisé le marché postal mais sans se prononcer sur le statut des opérateurs.

Christine Lagarde, ministre de l’Économie, lui a emboîté le pas en soutenant que "ça n’a vraiment rien à voir" avec France Télécom, puisque pour La Poste "on maintient le service universel, on maintient les points de contact, le courrier délivré six jours sur sept, le tarif du timbre partout en France, le statut des personnels".

De telles promesses avaient aussi été faites pour France Télécom. "Le gouvernement a pris des engagements, il les tiendra", a conclu sans rire le ministre de la relance, la mémoire plus courte que jamais, Patrick Devedjian, à propos du capital 100 % public.


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