CÔTE D’IVOIRE /COUVERT FORESTIER : UNE NOUVELLE POLITIQUE DE RÉHABILITATION, DE PRÉSERVATION,  ET EXTENSION   DES FORETS

CÔTE D’IVOIRE /COUVERT FORESTIER : UNE NOUVELLE POLITIQUE DE RÉHABILITATION, DE PRÉSERVATION, ET EXTENSION DES FORETS

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Abidjan-plateau, le vendredi 25 mai 2018, le ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, a animé une conférence de presse , à son cabinet pour situer les enjeux de la nouvelle politique de réhabilitation, de préservation et d’extension des forêts sensée restaurer le couvert forestier national jusqu’au-dessus du 8è parallèle.

De 16 millions d’hectares en 1900, la superficie de la forêt ivoirienne était de 3,4 millions d’hectares en 2015, soit un taux de disparition moyen de 400 000 hectares par an.une stratégie nationale a alors été formulé pour amener le taux de couverture forestière de 11% actuellement à 20% à l’horizon 2030 en vue d’une agriculture durable .cette stratégie a alors mué en Politique Nationale de Préservation ,Réhabilitation et d’extension des forêts entérinée au conseil présidentiel du 17mai 2018 et adopté en conseil des ministre du mercredi 23 mai 2018.

« Les objectifs de cette politique, s’inscrivent dans la prise en compte des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire à savoir la préservation de l’environnement, la lutte contre le changement climatique au niveau mondial, la séquestration du carbone et la pratique d’une agriculture « zéro déforestation », s’appuyant sur l’agroforesterie. Cette politique innove avec l’introduction de l’agroforesterie qui permettra de, non seulement réinstaller les communautés qui se seraient introduites dans les forêts classées pour des productions intensives, mais aussi, le financement du reboisement avec l’aide des partenaires privés pendant un temps déterminé sur des terres qui appartiennent à l’Etat» a indiqué le Ministre.

Cette nouvelle politique témoigne de la volonté de l’Etat ivoirien d’avoir un nouvel outil de gestion et d’implémentation des activités forestières, de rassurer les partenaires techniques et financiers des efforts pour réduire la dégradation des forêts par des plans d’actions et de permettre aux industriels et aux populations de s’approprier désormais le rôle de l’arbre.

Sa mise en œuvre impliquera un budget évalué à 616 milliards de francs CFA programmé sur 10 ans. Les grandes articulations de ce programme seront des séances de sensibilisation par voie de presse et auprès des autorités administratives et coutumières et leaders communautaires, des ateliers d’imprégnation des différents acteurs locaux.

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